Origine

 

 


ATTENTION : L'origine reprise ci dessous sse base sur une source non vérifiée. Une recherche plus approfondie est en cours.

 

Merci de m'excuser si les informations sont incorrectes

 

Il existe une tradition de procession, le troisième dimanche de mai, à Thuin remontant au Moyen-Age, en l'honneur de Notre-Dame d'El Vaux. Son culte daterait de l'époque romaine. Durant cette période, le culte saint Roch se développait dans les cités hennuyères.

Cependant, à Thuin, la chronique fait remonter l'origine du culte de saint Roch à l'épidémie de 1635 et au siège de 1654, quand les Thudiniens parvinrent à chasser les troupes ennemies assiégeant la cité. Les troupes du Prince de Condé qui était sous influence espagnole, voulaient attaquer le Prince-Evêque de Liège dont Thuin était une place forte. Les troupes de de Condé attaquèrent la cité thudinienne. Les milices locales se battaient avec courage et tentaient de tenir bon; les remparts de la ville étaient solides mais le mal était en leur sein. En effet, la famine commençait à se faire sentir, le typhus et le choléra causaient d'énormes ravages. Le bourgmestre de la ville, Nicolas de Bastin, et le chef de la milice thudinienne, Simon Wolff, voulaient que cette guerre se termine au plus vite car la situation devenait de plus en plus périlleuse. Au soir du 10 janvier, ils eurent confirmation de l'attaque imminente des Espagnols et invoquèrent saint Roch pour qu'il leur accorde sa protection. Cette prière redonna du courage à la milice et elle décida d'attaquer avant de l'être. Les Espagnols, ne s'attendant pas à cela, furent pris au dépourvu et se retirèrent sans demander leur reste. Thuin était libre. Les habitants de Thuin offrirent aux édiles, à leur milice un accueil enthousiaste. Les cloches du beffroi sonnèrent durant des heures et une fête gigantesque fut organisée. Ils décidèrent en plus d'organiser une grande procession en l'honneur de saint Roch, leur saint protecteur, qui les avait menés … la victoire et les avait préservés des plus terribles fléaux.

Cette procession se mit en place en même temps que la procession de Notre-Dame d'El Vaux. Au départ, la procession regroupait des archers, des arbalétriers et des pèlerins. Le cortège était à la fois religieux, militaire et folklorique. Elle était l'occasion d'une grande fête populaire et se déroulait dans une atmosphère de ducasse. Les statues de saint Roch et de Notre Dame d'El Vaux étaient promenées dans les rues et ruelles de la cité. La procession connut des fortunes diverses avant d'être interdite au 18 ème siècle. En 1802, la procession est réorganisée grâce à une autorisation spéciale et compte plus de trente groupes. Elle est remise en place. Mais en 1804, cette autorisation fut retirée et la procession retomba aux oubliettes. En 1866, une épidémie de choléra frappe la cité thudinienne et plus précisément la ville-basse. Ses habitants invoquèrent saint Roch pour qu'il les protège de l'épidémie. Leur demande fut exaucée, l'épidémie se retira comme elle était arrivée.
Les autorités communales décidèrent, en 1867, de prendre en charge l'organisation de la marche Saint-Roch et de construire une chapelle en son honneur au lieu-dit "Tienne-Trappe". L'itinéraire de la procession fut tracé en prenant en considération la rivalité entre les Macas et les Catulas : les militaires se réunissent au "Chant des Oiseaux" pour redescendre vers les rives de la Sambre où ils retrouvent le clergé et la statue de saint Roch. Ensuite, la procession se rend aux Waibes avant de revenir à la ville-basse. Elle se poursuit le lendemain par la visite de la Maladrie où jadis on exilait les lèpreux. Depuis 1867, il n'y a jamais eu d'interruption sauf durant les deux guerres, périodes pendant lesquelles les pèlerins effectuaient le "Tour Saint-Roch" pour la protection de la ville.

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